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Whats this ?? (Part III)

Comme promis, me revoilà pour te narrer la fin de notre visite à l’exposition Tim Burton qui se tient encore jusqu’au 5 août à la Cinémathèque de Paris.

Si tu as loupé les deux premières parties, tu peux aller ICI et  pour lire tout ça, on t’attend ne t’inquiètes pas. On va prendre une limonade bien fraîche pi tu nous dis quand t’es ok … ^^

C’est tout bon? Alors c’est parti!

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jonction des univers

Il est temps pour nous d’affronter la foule compacte pour entrer dans un nouvel espace, laissant derrière nous la pub Timex, les clips vidéos de Good Charlotte et de The Killers ainsi que les nains de la pub Hollywood (oui oui , il y  participé!)

Si tous les croquis qu’on a vu jusque là sont des esquisses de l’univers Burton, la salle où nous pénétrons désormais recèle de trésors travaillés spécifiquement pour des projets précis. C’est un peu comme si nous quittions l’album souvenir, le journal intime de Burton, pour nous pencher sur son CV… Et si cette première partie se suffit à elle-même lorsque l’on connait déjà le terrain de jeu cinématographique de l’artiste, elle reste néanmoins complémentaire du reste de l’expo qu’il nous reste à découvrir.

Il y a tant de choses à voir qu’on ne sait plus où regarder.

Il y a ce court-métrage réalisé en stop-motion à ses 16ans, étrangement étrange, muet, décalé, mais qui me fascine car il met en scène un Burton jeune et à l’allure improbable.

On découvre aussi des affiches et programmes de projections de films pour ses soirées avec ses amis.

Une plaque métallique découpée sur un camion poubelle trône fierement au mur, témoin d’un premier prix remporté à un concours de dessin pour la collecte des ordures de Burbank. 

Il y a aussi ce livre pour enfants en 3 planches, lisse, coloré (mais racontant quand même déjà l’histoire de Zlig le géant qui en a marre d’être un monstre!), loin de son univers chromatique de prédilection et adressé à Disney. Ainsi que la sympathique lettre de refus des studios qui l’encourage à poursuivre son travail.

livre enfants Burton 

Et puis ironie du sort, il y a ce bout de mur qui nous raconte son entrée à la California Institute of Arts, école fondée en partie par Disney et qui permet à Burton de continuer ses travaux d’esquisse de son univers.

Petit bout de mur qui glisse doucement mais sûrement jusqu’en 79, année de son embauche dans les Studios Disney qui connaissent alors un passage à vide et qui se cherchent une direction artistique. Burton a la loisir de pouvoir s’y exprimer librement même si au final aucun de ses projets ne sera accepté.

On peut voir des esquisses de personnages pour Taram et le Chaudron magique jamais utilisé.tim burton

On découvre aussi mi-surpris mi-amusés un film de 45minutes tiré du conte d’Hansel et Gretel qui, pour ce que j’en ai vu (oh à peine 5min!) est relativement étrange… Le casting est entièrement asiatique, la sorcière est joué par un homme, les décors sont en carton pâte! On peut comprendre que personne ou presque n’en ai jamais entendu parler! ^^ Et si la sorcière veut bien bouffer les enfants, ça n’en est pas macabre pour autant! Enfin bon … ^^

Vincent, de là où tout est parti! 

Je crois qu’ensuite on aborde ma partie préférée de l’expo, celle où l’on retrouve Vincent, mon petit chouchou! 🙂 

Et comme juste t’en parler ça ne me suffit pas, clique, clique vite, ça dure 6minutes pas plus et c’est tout bonnement génial! 🙂  : Vincent, court-métrage Tim Burton

Vincent de Tim Burton

Dans ce court, Burton plante direct son décor : film noir et blanc, muet, ténébreux, gothique, une atmosphère comme on les aime quoi! 🙂 Il nous présente un magnifique jeu d’ombres et de lumières dans lequel évolue un héros seul face au monde oppressant qui l’entoure. Ce jeune héros c’est Vincent Malloy, 7 ans qui lit Edgar Allan Poe, idolâtre Vincent Price, fuit le monde réel et les autres pour se réfugier dans un monde imaginaire. Il y rêve de transformer son chien en zombie, de faire de sa tante une poupée de cire et de secourir sa bien aimée qui aurait été enterré vivante. 

Tout le monde s’accorde à dire que Vincent c’est Burton lui-même, qu’il s’agit là de son oeuvre la plus personnelle. En effet Tim Burton est fan de Vincent Price, figure emblématique des films d’épouvante. C’est d’ailleurs ce même acteur qui nous raconte l’histoire du petit Vincent, avec le ton qui va bien et tout et tout! ^^ 

Ce qui me plait par-dessus tout, c’est que dans Vincent on retrouve tout un tas d’idées qui vont jalonner ses travaux et son univers! On y voit Jack Skellington (si si regarde bien!), mais aussi les jalons de l’univers de Beetlejuice et des Noces Funèbres: Victor c’est Vincent avec 20 ans de plus ni plus ni moins! ^^ 

Et ce qu’il y a d’encore plus beau (ouais j’ai un coeur de guimauve moi! ^^) c’est l’admiration mutuelle que se vouent Tim Burton et Vincent Price! En témoignent les dessins de Tim et cette dédicace de Vincent Price himself! 

 

Enfin bref, je m’arrête là, sinon on n’en finira jamais! ^^

Après tu t’en doutes, les StudiosDisney n’ont pas voulu du projet, effrayés par cet univers sombre, tout comme ils le seront de Frankenweenie… Belle revanche cependant puisque ce même Frankenweenie, revu et corrigé, sortira finalement dans nos salles le 31 octobre 2012, sous l’égide de Disney! ^^ 

C’est donc sans surprise qu’on visionne juste après Vincent, la bande annonce de Frankenweenie et qu’on se fait plaisir aux yeux en reluquant sous tous les angles les dessins préparatoires et les figurines ayant servis au tournage du film! 

tim burton

Mais héééé c’est bon, je parle je parle et le temps passe… je vais donc faire comme l’expo je vais m’accélérer et te laisser un goût de travail bâclé! ^^

De rares morceaux de cinéma.

À partir de là, tout s’accélère, on passe de mur en mur, de vitrine en vitrine en montrant tout du doigt en poussant des oh! et des t’as vu?! à tout va … Au dessus de nos têtes flotte un « shake shake shake senora » qui me fait remuer du popotin… Il y a une projection de la scène finale de Beetlejuice quelque part j’en mettrais ma main à couper!! 

On navigue dans les différents films, on admire les figurines des Noces funèbres, on se retient de toucher le buisson taillé d’Edward aux mains d’argent, on regarde avec curiosité les 3 masques de Batman qui s’offrent à nous sous leur protection de verre (qui a sacrément prit la poussière hein, ils font jamais le ménage à la cinémathèque? ^^), on se demande pourquoi mais pooouurrrqquuooii le beau Johnny a accepté de porter ce pull rose dans Ed Wood et comment il a fait pour entrer dans la combinaison de cuir d’Edward … (et aussi qu’il a de grands pieds aux vues des chaussures qui vont avec le costume! ^^). On aimerais toucher son gants-ciseaux mais on se contente de regarder avec les n’oeils …

Tim Burton 

On évite de s’asseoir pour regarder les extraits de films de Tim (c’est bon pour ceux qui connaissent pas ça! ^^), on croise le Robot Cookie ami d’Edward, on bave devant les têtes de Jack qui s’alignent dans diverses expressions et grimaces. 

Les dessins s’alignent, esquisses de mondes et de personnages qui nous ont tant fait rêver… On débat de la réalisation de La planète des singes, on sursaute devant les têtes coupées plus vraies que nature de Mars Attacks! et on détaille les croquis anatomiques des petits hommes verts, tout en vérifiant du coin de l’oeil que les têtes ne bougent pas hein, sait-on jamais! ^^ 

 

On croise les poupées animées de Charlie et la chocolaterie et je grimace de douleur devant l’appareil dentaire-de-la-mort-qui-tue du jeune Willy Wonka. L’éclat des couteaux de Sweeney Todd attirent notre oeil, tandis que juste à côté Alice in Wonderland n’a le droit qu’à 2 ou 3 dessins.

 Alice in wonderland

Dans un coin, 3 accessoires de Dark Shadows et l’épouvantail de Sleepy Hollow … 

Tim Burton

Voilà l’expo est finie … ou presque … 

Pour finir sur une bonne note (ils voulaient se faire pardonner d’avoir bâcler la fin?), on emprunte un petit couloir vers la sortie, couloir qui nous offre sur le mur de gauche une collection incroyable de serviettes en papier griffonnées sur lesquelles on retrouve plein de détails caractéristiques de l’univers Burton, et sur le mur de droite, une collection de dessins colorés mettant en scène les chiffres.

Tim Burton 

Cette fois c’est bien terminé. La boutique est minuscule, il n’y a aucun goodies intéressant… la bibliothèque de la cinémathèque ne recèlera pas de trésors de plus … On ronchonne, on songe à passer chez Mickey pour revenir avec quelque chose… (ouais on est de grands malades!^^).

Pour nous consoler on fera des photos aux côtés de Balloon Boy, créer spécialement pour l’exposition, curieux mélange entre Toxic Boy et The Girl with Many Eyes… ^^

Expo Burton expo burton

 

voilà voilà l’ami, je crois bien que j’ai fais le tour … tu le notes, on est presque « après-demain » je vais donc te poster ça vite vite avant minuit, histoire de tenir mon engagement … ^^ 

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Si jamais t’as encore la force, reviens demain, je te ferais un petit bilan perso, tout court, qui ne te demandera pas 1h de lecture, promis! 😀 

 

Bonne nuit mon ouistiti !!!! ^^ 

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