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Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran.

Gens, je te le disais avant-hier, un client m’a prêté un bouquin le samedi avant mes congés, allant jusqu’à revenir exprès deux fois dans la même journée pour me l’amener. J’avais déjà reçu des fleurs et des chocolats, mais un prêt de livre, ça encore jamais! Du coup je ne peux plus dire que « c’est tous des cons », je vais devoir modérer un peu, disons qu’il y a au moins 70% de cons quoi … (vive le commerce!). Surtout que lui c’est un gentil client, toujours poli, toujours souriant, jamais désobligeant, le genre de client qu’on aimerait avoir au moins une fois par jour, histoire de ne pas se sentir n’être qu’une grosse bouse (ou un chien dans les cas où on se fait siffler comme tel quand un client veut un renseignement).

J’en conviens, cette histoire de bouquin est un peu bizarre. En même temps quand on est Supernaru on vit dans un monde étrange et on s’en accommode! ^^

Mr P et moi discutions donc de tout et de rien et j’ai laissé filtré l’info que j’aimais lire et que j’allais m’en donner à coeur joie pendant mes 3 semaines off. Il a sauté sur l’occaz pour me faire du gringue (l’Homme est persuadé que le vieux veut s’attirer mes faveurs! ^^), lui qu’il m’appelle déjà ‘Beau Sourire’ à longueur d’année…

Lui : « je peux vous amener un roman génial qui me fait penser à vous quand je le lis? »

Moi gênée et ne sachant comment refuser : « oh à l’occasion si vous voulez oui »

Lui enjoué : « très bien je vous amènerais ça à votre retour, vous verrez c’est extra! »

Je pensais qu’on aller en rester là jusqu’à mon retour de congés, que d’ici là il aurait oublié. Mais que nenni! V’là que l’après-midi même il franchit à nouveau la porte de mon lieu de torture de travail, avec son petit ouvrage rouge à la main. J’avoue que c’était touchant.

Moi : « ne me dites pas que vous êtes revenu exprès pour ça? »

Lui : « non non j’avais oublié d’acheter un produit ce matin alors ma femme m’a renvoyé ici et j’en est profité »

Moi: « vous promettez hein? Je serais gênée si c’était le cas »

Lui : « non non Beau Sourire, je vous assure. Bon, vous me direz ce que vous en avez pensé n’est-ce pas? »

Moi :  » tout à fait, on en discutera à mon retour. »

(ouais je fais des dialogues passionnants hein? En même temps ce n’est pas de ma faute si personne ne me déclame du Shakespeare! ^^)

 ————

Toujours est-il que je me suis plongé dans ce court roman d’une soixantaine de pages, écrit par Eric-Emmanuel Schmitt et vendu à près de trois millions d’exemplaires dans le monde d’après la quatrième de couverture: Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran.

«Arabe, ça veut dire ouvert la nuit et le dimanche, dans l’épicerie.»

Paris dans les années 60. Moïse un jeune adolescent juif appréhende le monde qui l’entoure avec ses maigres armes. Sa mère est partie, son père ne le voit même pas. Il s’occupe consciencieusement de bien tenir la maison et de préparer les repas, mais le budget est de plus en plus serré. Pour se sentir vivre un peu, Moïse va voir les putes de la rue de Paradis. Il vole également des denrées dans les rayonnages de Monsieur Ibrahim, l’Arabe du coin de la rue Bleue…

Ça c’est pour te situer l’histoire vite fait.

Je te le dis tout de go, je n’aime pas forcément les romans et essais philosophiques, j’ai eu beaucoup de mal à terminer l’Alchimiste de Paolo Coelho et quand j’ai refermé Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, j’ai juste dis « ouep ».

Attention ne te méprends pas, je ne dis pas que je n’ai pas aimé ce que j’ai lu, mais j’ai trouvé ça trop bref pour vraiment approfondir une réflexion, trop saccadé pour vraiment m’attacher aux personnages. Plus une nouvelle qu’un véritable roman, je trouve que cet ouvrage manque un peu de consistance.

«Il y a des enfances qu’il faut quitter, des enfances dont il faut guérir.»

Il n’en reste pas moins que c’est une jolie fable sur la sagesse, le partage et la tolérance. Au contact de monsieur Ibrahim, le jeune Moïse va apprendre la tendresse, la confiance et le pardon. Il va élargir sa vision de la vie et va apprendre que ce que l’on donne est tout aussi important que ce que l’on reçoit. Son voyage de l’enfance à l’âge adulte ne se fera pas sans heurts, mais grâce aux sages enseignements de « l’épicier du coin », il se fera dans la découverte, de soi, des autres, du monde.  

Une chouette promenade donc, philosophique sans toutefois nous assommer avec des phrases pompeuses et des concepts de 3 lignes de long… L’histoire reste un peu « facile », mais nous montre qu’avec de bons sentiments et la foi en l’avenir, tout peu toujours s’arranger.

Pour conclure je dirais que Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran est selon moi une lecture rapide qui peut redonner l’envie de sourire à tout un chacun lors d’un petit passage à vide. Oui la vie c’est souvent moche quand on ne la regarde qu’à travers notre prisme, mais si on prend la peine d’ouvrir notre coeur et notre âme au monde qui nous entoure, alors tout de suite, de nombreuses perspectives s’offrent à nous. 😉

Quant à la raison qui fait que Mr P. pense à moi en lisant ce livre, je ne sait pas … je dirais à cause de l’histoire de sourire qui rend heureux peut-être … ^^ 

See You Soon les Loulous! 🙂 

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Un commentaire sur “Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran.

  1. Bon ben je vais attendre sagement alors :p

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