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Mais dis quelque chose!

Oui d’accord. Mais quoi?

J’ai le doigt engourdi, le cerveau mou, le verbe absent.

J’ai l’humeur vagabonde, la gourmandise exacerbée et l’optimisme atrophié.

J’ai perdu foi en l’avenir.

Il y a 10 ans, le bac en poche et dans ma première année d’études supérieures, j’imaginais une vie qui n’est pas du tout celle que je mène aujourd’hui. Tout était calé, planifié. Un bon boulot, une relation amoureuse épanouissante, des projets d’avenir. Tout cela devait arriver puisque je l’avais décidé.

Sauf que.

Sauf que la vie ne va jamais dans le sens où on le voudrait. Alors on pose un premier petit mouchoir sur une première désillusion, jurant à tout le monde que tout va bien, qu’après tout ce n’est pas si grave de ne pas l’avoir ce diplôme final. Que de toute façon, on finira bien par trouver une passerelle pour revenir vers notre ambition salariale première…

On enchaîne avec une ou deux grosses désillusions sentimentales qui nous laissent le cœur vide. Encore une fois, magie de la comédie, on pose un petit mouchoir, on sort son plus beau sourire et on affirme que la vie est ainsi et que l’on s’en accommode très bien. On fini par s’en convaincre, parce que si l’on y pense un peu trop sérieusement, on aurait presque envie d’avaler de la mort aux rats, juste comme ça, pour voir l’effet que ça fait …

On remet à plus tard des rêves et des projets de voyages, persuadé que l’occasion se représentera d’assouvir ces envies. On empile des livres, des articles, des papiers et des crayons. On se dit que quand on aura le temps, on écrira un petit peu, comme ça pour le plaisir; qu’on créera quelque  chose de ses 10 doigts et qu’on en sera fière. Sauf que rien ne prend jamais forme. On entasse encore et encore les envies tout autant que les matériaux… Et la poussière envahie le tout.

On s’éloigne de nos projets. On devient quelqu’un d’autre. À force de désillusions, on ne tente plus rien, on se renferme sur soi-même, on n’a plus envie de rien.

Alors oui, je suis resté absente un petit bout de temps.
Oui plusieurs d’entre toi ont été inquiets (pour rien hein!) mais tout va presque bien, rassures-toi! ^^ 

C’est juste que là, à l’aube de mes 30ans (oui il me reste quelques mois mais ça me travaille, c’est un truc de nana ça probablement…) je me pose un peu trop de questions et je n’aime pas du tout du tout les réponses qui me viennent. 

Alors je m’anesthésie à coup de boulot, de lecture et de programmes télé débilitants. Je tente l’overdose au sucre sans jamais parvenir à l’écœurement.

Je cherche ce qui ne tourne pas rond. Ce qui cloche chez moi. J’envie des bonheurs fades qui m’auraient fait rire il y a quelque temps. Je me cherche sans jamais vraiment me trouver…

Et je te saoule un jeudi soir avec mes états d’âme pourris! ^^

Mais ne t’inquiète pas, je vais bien…

Aller, à un de ces quatre l’Ami! 

Douce nuit! 🙂 

 

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6 commentaires sur “Mais dis quelque chose!

  1. quand on est jeune on idéalise beaucoup mais avec le temps on fait des choix et ces choix on décide de l’attitude que l’on prend devant les échecs et ou les réussites

  2. Oui, le truc des 30 ans doit vraiment être un truc de fille… J’ai vécu ça l’an dernier, mais ça passe très vite après la date fatidique! Courage, le moral va revenir

  3. Moi, c’est vers 25 ans que je ne trouvais pas ce qui clochait chez moi et que je pensais à la mort au rat, et comme ça durait et que ça ne s’améliorait pas, je suis allée voir une psychologue. Pas facile au début comme démarche, il faut prendre son courage à deux mains, mais ça m’a bien aidée.

  4. ah la la…
    la vie et ses désillusions…
    au final on vit avec parce que nos reves se transforment, nos envies changent, nos ambitions évoluent…
    parce qu’on grandit tout simplement, qu’on apprend a etre raisonnable, a faire passer l’essentiel loin devant le superflu…
    ça a son charme aussi mais c’est différent, ça demande un temps d’adaptation…
    moi quand j’ai commencé mes études, je me voyais chef d’entreprise à 30 ans…
    Maintenant que j’ai 32 ans et des (grosses) poussières, j’aspire à… ne plus travailler, et m’occuper de ma maison, mon jardin, mon homme et mon fils… ambition dévorante je te l’accord!!!
    des questions des remises en cause, on en a tous! alors prend le temps!!

  5. ben si faut absolument dire un truc moi je te dirai…J’ai aimé ton article, ta façon d’écrire et le dynamisme de ta plume… Alors Tchô à la prochaine…

  6. Ainsi va la vie, malheureusement.

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